Octobre est surtout une discussion sur la météo, et votre agenda n'en tient aucun compte. Une présentation à neuf heures, un déjeuner à l'autre bout de la ville, un train en fin de journée: vous sortez dans le froid, vous retirez votre veste vers la deuxième réunion, vous la remettez le soir avec la rancune discrète de quelqu'un à qui l'on avait promis des températures plus douces.
Autant dire que, une bonne partie de la saison, une veste mi saison se transporte plus qu'elle ne se porte : sur le bras, sur le dossier d'une chaise, pliée dans un sac dans le train. La vraie question est peut-être de savoir comment une veste se comporte quand vous ne la portez pas. Se plie-t-elle ? Pèse-t-elle quelque chose ? A-t-elle l'air d'un choix, posée sur votre bras ?
C'est là, selon nous, que le bomber prend l'avantage. Ce blouson court, coupé à la taille, avec un col, des poignets et un bas côtelés, laisse au tailleur ou à la robe qu'il recouvre le soin de faire leur travail, et il s'enfile en une seconde, ce qui compte davantage que la mode ne veut bien l'avouer.
Ce qu'il faut regarder
Pour en choisir une, trois points méritent une minute. Le poids d'abord : assez légère pour rester sur vous pendant un long déjeuner, car le restaurant est presque toujours plus chaud que la rue. La longueur ensuite : une veste qui s'arrête à la taille laisse voir la ligne de ce que vous portez dessous. Et les finitions : un col, des poignets et un bas côtelés donnent au bomber sa forme.
Deux faces, une seule veste
La nôtre est la veste bomber Ankara, et elle a une idée de plus : elle se retourne. D'un côté, un imprimé fleuri dans des tons de bleu canard, de bordeaux et de rose ; de l'autre, un blanc uni. Les côtes vert profond sont les mêmes des deux côtés, si bien qu'elle reste une seule veste, quelle que soit la face choisie. Personne ne vous demandera laquelle est la vraie : les deux le sont, et comme les deux sont faites pour être vues, elle a l'air aussi voulue pliée sur le bras que portée. La matière est un polyester 100 % léger, qui se plie en un petit volume, et le logo Deméa Paris se glisse discrètement à l'arrière du col.
Autrement dit, ce sont deux vestes pour la place d'une seule, et le choix entre elles dépend davantage de l'endroit où vous allez que de ce que fait le ciel.
Lundi, samedi, jeudi
Lundi, côté uni, sur un pantalon noir et un fin tricot, pour la réunion où vous aurez la parole le plus souvent. Le blanc sur une base sombre est net, et la veste s'enlève à votre bureau d'un seul geste.
Samedi, côté imprimé, avec la jupe Azalée, un faux portefeuille en denim indigo dont le bleu répond à celui de l'imprimé. Le déjeuner n'a pas d'ordre du jour, et quand la terrasse se réchauffe, la veste passe sur le dossier de la chaise et y reste.
Jeudi, elle entre dans le sac quand vous montez dans le train pour l'autre ville et ressort à l'arrivée, à temps pour un dîner qui pourrait bien se prolonger. Vous pouvez la retourner du côté que la soirée semble réclamer et la porter sur une robe simple.
L'automne changera d'avis jusqu'en novembre. Vos plans, eux, peuvent rester les mêmes.


